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Spectacle "Tribal"

2007, par Francky

les équipes...fond sonore des bruits de la forêt amazonienne

« Bonsoir. Je suis TATANKA, et voici……. Ce soir nous allons essayer de mettre un peu de culture dans notre spectacle. Mais rassurez vous il y aura aussi du sexe et de la bagarre ! D’avance nous demandons pardon à toutes les ethnies amérindiennes de ce monde. Nous allons vous raconter l’histoire de l’une d’entre elles… » « Au commencement, nous les indiens vivions heureux, en harmonie et symbiose total avec la Nature et les autres êtres vivants de la Planète. » (On gambade sur la scène, on se dit bonjour, caresses au lion peluche, avant de s’en servir comme balle pour un base ball à la massue)

« Parfois, ils fallaient ramener à manger, et donc se bouger un peu les fesses, mais Dame Nature pourvoyaient à tout avec abondance. Nous pratiquions la cueillette, la chasse ou la pêche. Le reste du temps, nous profitions de la vie. Il n’y avait pas de tabous et d’interdiction : Nous pouvions nous lâcher grâve ! »
- scène de chasse avec Olivier et moi, pendant que Kat’ et Raph’ se mangent leurs pous. Je suis à l’affut avec ma massue, Olivier arive par derrière et cherche à me sodomiser par erreur, je lui envoie ma massue dans la gueule en réaction et l’insulte. Puis on rentre au village avec le lion tué.
- Les femmes nous font la fête, scènes (en parallèle) de copulation acrobatique face au public, genre 4-5 positions spectaculaires.

« Parfois aussi, nous nous réunissions autour d’un feu le soir et nos paroles étaient belles et profondes, pleines de sagesse (bon là on arrête de déconner 5 minutes). »
- Raph’ : « Au commencement de toutes choses, la sagesse et la connaissance ont été confiées aux animaux car Tirawa, le dieu suprême, ne parlait pas directement à l’homme. Il envoya certains animaux dire aux hommes qu’il se manifestait à travers les animaux et que c’est à partir d’eux, à partir des étoiles et du Soleil et de la Lune que l’homme apprendrait. Sur la terre tout a une fonction. Chaque maladie une herbe pour la guérir, chaque personne une mission. Telle est la théorie indienne de l’existence ».

- Olivier : « Je suis pauvre et nu, mais je suis le chef de la nation. Nous ne voulons pas de richesses mais nous tenons à instruire correctement nos enfants. Les richesses ne nous serviraient à rien. Nous ne pourrions pas les emporter avec nous dans l’autre monde. Nous ne voulons pas de richesses. Nous voulons la paix et l’amour. Nous encourageons les enfants à observer une discipline très stricte et à tenir le partage en grande estime. L’enfant était encouragé à ne pas se laisser aller à la paresse et à pousser aussi droit qu’un jeune arbre »

- Kat’ : « De notre approche de la vie ressort une grande liberté : un amour intense et profond pour la Nature ; un respect pour la vie ; une foi enrichissante en un pouvoir suprême ; et des principes de vérité, d’honnêteté, de générosité, d’équité et de fraternité, bases des relations terrestres. »

- Moi : « La conversation ne commençait jamais tout de suite, ni d’une façon précipitée. Personne ne se hâtait de poser une question, aussi important cela fût-il, et personne ne se hâtait de répondre. La politesse exigeait que l’on se laisse le temps de réfléchir avant et pendant la conversation. Chez nous, le silence avait un sens et le fait qu’il accorde un espace de silence à l’orateur et se réserve son propre moment de silence avant de parler, respectait la pratique d’une véritable politesse et la règle selon laquelle « la pensée naît avant la parole. »

« On fait moins les malins là hein !? Bon, ça c’était pour le 1/4h culturel. Reprenons donc. Le Chef du clan était celui qui avait la plus grosse. Aussi, à chaque nouvelle Lune, les deux mâles dominants du groupe se mesuraient pour connaître le nouveau chef, sous l’arbitrage impartial des femmes… » Sous le regard du jury féminin, Olivier et moi faisons les beaux, intimidation mutuelle, puis on se place de dos par rapport au public, on enfile nos cache sexes à l’horizontal, et on se retourne en même temps de profil face à face et les bras déployés. Kat’ et Raph’ désignent le vainqueur en lui sautant dessus.

Parfois aussi, nous faisions la guerre à d’autres tribus. Bien sûr ce n’était jamais par appât du pouvoir ou de la richesse comme ces crétins de blancs dont je vous parlerai après. Non, c’était surtout pour des histoires de cul, mais heureusement ça ne durait jamais très longtemps. J’enlève Katell dans mes bras à Olivier pour l’emmener dans ma case. Bagarre au ralenti avec nos armes avec Olivier genre Matrix. Raph’ et Kat’ s’en mêlent et se crêpent le chignon. Puis réconciliation générale.

Et puis les vraies emmerdes ont commencé. L’homme blanc a débarqué. De plus en plus nombreux. Il était animé par son appétit insatiable de pouvoir et de richesse. Il était cupide, menteur, lâche, fourbe et cruel. Nous avons été massacrés. (vous vous rapprochez de moi, debout, regards graves de circonstance) Ensuite il s’est excusé, mais c’était pour nous donner des terres pourries. Les temps avaient changé. (ouverture tranquille et discrète des 4 boîtes de conserve). Mais ça ne s’est pas arrêté là. Ils ont trouvé plus tard de l’or et du pétrole sur nos terres, alors ils sont revenus. Chez nous ce fut de l’or. Les orpailleurs nous tiraient dessus et empoisonnaient nos rivières avec du mercure. Tous les poissons ont été contaminés, et nos enfants sont tombés malades, nos nouveaux nés naissent handicapés. Le chef des blancs, qui se faisait appeler M. le Préfet, nous a dit que nous n’avions qu’à arrêter de manger du poisson et à bouffer des boîtes de conserve… (on commence à se goinfrer avec les mains, chacun avec sa boîte, rictus de dégoût) Putain c’est dégueulasse en plus ! Maintenant ça suffit. Y en a vraiment marre !!…Et on balance la purée.

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« Toutes les ténèbres du monde réunies ne peuvent étouffer la lueur d'une seule petite bougie. ».... Ancien proverbe persan.